Mardi 24 janvier 2012 à 18:52
Une fois n'est pas coutume en six ans, je vais faire un article un peu joyeux 
Il s'en est passé des choses depuis la création de ce blog, des bonnes comme de très mauvaises... mais malgré tout, je suis encore là.
non pas que l'idée ne me sois pas venu plus d'une fois de tout lâcher, et de partir...si loin qu'on ne me retrouverait jamais. Mais voilà, le temps m'aura aussi appris certaines choses.
La première, est qu'il faut vivre, profiter, et relativiser.
Les autres choses en découlent.
Il ne faut pas se soucier des autres, on est et on restera le con/moche/boulet -rayer la mention inutile- de quelqu'un.
Il faut s'assumer. ça prend du temps, mais quand c'est fait, on nous fou la paix !
Avancer, la tête haute, sans avoir honte de ce qu'on est, ni peur de ses opinions 
Enfin, la petite note positive, c'est que les raisons pour lesquelles j'avais créé ce blog ont (presque) disparu de ma vie.
La première douleur ne partira jamais de mon coeur, bien entendu, mais 8/9ans après j'arrive à l'exprimer sans trop de larmes, sans replonger dans une profonde déprime. les trois ans de psy y sont pas pour grand chose au final, c'est le temps qui a fait les choses, et surtout la rencontre de certains de mes amis.
La seconde restera à jamais gravée en moi, comme une déchirure brutale. Mais 5ans après j'arrive à ne garder que les bons souvenirs, occulter le reste pour retrouver le sourire. quand j'y repense parfois, je suis toujours triste, mais ça me remonteaussi le moral de penser à ces bons moments passés. je ne me souviens que du "bon vieux temps" et ne suis plus animée par cette rage...
La vie n'est pas si simple, ce ne sont pas les seules choses qui m'ont marqué, la troisième douleur je n'arrive pas à en parler, je ne l'exprime presque jamais ouvertement, et peu de gens la connaissent. cependant, je n'en pleur plus, et la relativise, pour avancer.
Ensuite, il y a les raisons pour lesquelles j'ai continué ce blog...
il avait pour but d'exorciser ma douleur, et de me vider l'esprit, plutôt que de me faire du mal. après toutes ces années, c'est une bataille gagnée 
je ne prétends pas avoir gagné la guerre, mais au moins avoir cette petite victoire là...
Il y a eu des événements heureux pendant ces 6ans... et aussi de très mauvais, qui m'ont replongé en déprime sévère, à la limite de la dépression passée. une sorte de retour à la "case départ". mais je suis encore là, car j'ai fais le choix de ne plus faire les mêmes erreurs, et de prendre en compte les demandes de mes proches...
j'ai fait face grâce à un bon entourage (restreint) et à de la musique H24 
ma drogue a été la musique, sous toutes ses formes !
j'ai relevé la tête. je ne suis pas sortie de l'eau, mais je respire.
tout ne va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ça serait mentir, aux autres et à moi même.
Il reste un gros point d'interrogation. pas sur mon passé, car je sais que je n'aurai jamais de réponses, et qu'il faut avancer...
mais sur mon avenir: que faire ? dois-je abandonner ? suis-je faite pour ça ? etc
toutefois, j'ai décidé de m'accrocher, de "bien voir" où ça me portera.
je me dis que je suis jeune, et que les erreurs passées m'ont construite.
je n'ai jamais échoué jusqu'à présent, et il vaut mieux reparir sur de bonnes bases que se casser la gueule à la fin, plus on est haut plus la chute fait mal !
Depuis huit mois maintenant, j'ai une petite note d'espoir dans la vie: liberté.
et je compte bien en profiter
°oO0 Après la pluie vient le beau temps. 0Oo°
Mardi 20 décembre 2011 à 22:55
ah, le mythe de l'âge d'or... il est bien bête, mais pas tant que celà.
Il s'installe une peur certaine pour un futur incertain, plutôt qu'un réel amour ou regret du passé.
Se détache surtout une sorte d'étouffement, de voie sans issus, quelquechose d'inéluctable où on va à reculons.
Le genre de truc qui vous glace le sang rien que d'y songer, ou bien qui bouffe réellement votre quotidien par mille questions.
surtout une en fait, mais qu'est ce que je fous maintenant ?!
ah, il est bien loin le temps de l'insouscience juvénile, de la magie de noël, de cette frénésie... un jour arrive celui de l'autre côté, celui des adultes, et là ce n'est plus vraiment pareil.
bien sur, il y a de ceux qui vivent sans se poser d'état d'âme, mais je fais partie de la seocnde catégorie... je ne suis sans doute pas une intelligente, mais je ne suis pas une imbécile heureuse.
mille questions me viennent à l'esprit, et... la réponse n'est ni 42 ni sacha guitry ! encore moins Stéphanie de Monaco.
Non, c'est plutôt le genre de trucs qui vous rongent car il n'y a aucune réponse, et elle diffère selon les cas. (en réalité selon l'humeur, le mode de vision et le moment).
Quand on est petit on ne pense pas qu'un jour on en sera là. En fait, le temps apsse vite, trop vite !
on se dit que c'est loin, qu'on a le temps d'y réfléchir. et puis, un jour on se réveil, tout nous tombe sur le coin de la gueule, et on se dit "si j'avais su..." ou "ouah, ça y est, j'y suis...! bon, je fais quoi ? ".
Une chanson me vient en tête, c'est Pilule de ce cher D.Saez.
C'est un petit peu l'esprit qui me hante en pensant à ces qulques lignes ici présentes.
Parfois, on a beau essayer d'être optimiste, de se calmer, d'être objectif sur la situation...c'est toujours autant galère.
MAIS, aussi, de temps en temps, il est rare mais existe, le fait, assez important pour être souligné, inverse.
Il nous arrive, et heureusement, d'avoir de bonnes surprises.
Alors que nous sommes au fond du gouffre et que Murphy s'acharne à nous montrer que oui, ça peut être pire, et qu'on doit être heureux de la merde qui nous éclabousse de plein fouet... et bien là, une lumière surgit de nul part alors que ne l'attendait plus, et qu'on ne voyait aucune issue à toute cette mélasse de soucis.
Il arrive quelques fois, de se réveiller avec le même troupeu d'ennuis que la veille, mais de se dire qu'on est heureux après tout, car nous avons l'essentiel.
On alors on procrastine les choses, on les relativise, et on vit heureux, ces quelques instants.
Tout n'est qu'une question de point de vue, de manière d'aborder les choses...et d'entourage.
Les amis et la musique aident à ne pas sombrer dans la folie.
" Les clowns et les alcooliques ont un secret en commun, la vie est plus belle quand on a le nez rouge ". (*)
(*) Ceci n'est pas une incitation, en plus je suis couldrophobe. c'est une simple phrase qu'on m'a sortie fut un temps où je lisais un livre censuré dans les années 80, écrit par C.Guillon et Y. Le Bonniec...
Samedi 8 octobre 2011 à 14:48
La veuve noire.
Je me langui de cet instant
où tu te rendras compte
que la vie n'est pas un conte
on ne joue pas avec les sentiments.
Que ton cœur soit piétiné,
qu'il se déchire, et devienne fragile,
que plus rien pour toi ne soit facile,
que t'en viennes à me supplier.
Mais tu pourras pleurer sur ton sort,
t'agenouiller, et sortir les armes,
rien ne fera le poids de mes larmes,
tu devras payer d'un lourd effort.
Ta souffrance sera telle,
que tu voudras être gracié,
mais il faudra bien patienter,
elle ira de plus belle.
Jusqu'à que tu comprennes,
le mal que tu m'as fait,
que tu sois rempli de regrets,
que ma douleur soit tienne.
Je ne te pardonnerai pas,
je veux être ta peur,
et lire la terreur
dans ton regard froid.
La neige recouvrira ton cercueil
dans la tombe que tu auras creusé,
tout autour sera gelé,
les arbres n'auront plus aucune feuilles.
Je t'enterrerai vivant,
te regarderai agoniser
la bouche ouverte ,et pleurer,
te torturerai lentement.
Jusqu'à que tes yeux se ferment,
je ne ferai plus de sentiment,
tu paieras pour le passé et le présent,
il n'y aura pas plus terne.
Ça sera ton mal nécessaire,
tu retrouveras ta place,
il faut bien que les choses se fassent,
laisse moi faire.
Tu souffriras lentement
dans ma toile infernale,
telle ma proie au tribunal,
condamné, mais sans jugement.
Tu n'en vaut pas la peine,
je passerai par tous les châtiments,
je te viderai de ton sang
jusqu'à que la coupe soit pleine.
Il n'y aura pas plus heureuse
que ma personne ce jour là,
d'avoir pris ma revanche sur toi,
transformée de mon âme peureuse.
Ça sera pour toi l'agonie,
et pour moi ça sera jouissif,
un grand moment festif,
une magnifique mélodie.
Laisse là t'emporter,
souffle la bougie de ta mort,
que ton âme quitte ton corps,
la veuve noire t'aura piégé.
Tu seras mon délicieux plat,
celui de la vengeance,
et de ta grande souffrance,
un met de premier choix.
Samedi 8 octobre 2011 à 14:43
Vieux loncelle
Je ne vois plus très bien,
Autour de moi tous me semble si étrange.
Je ne ressemble plus à rien,
Tout le reste me dérange.
La vie n’est plus la même depuis que tu n’es plus là,
La vie elle-même ne peut plus exister sans toi.
Ce paysage si flou à mes yeux,
Que veut donc dire le mot « heureux » ?
Le monde ne s’aperçoit pas qu’il tourne à l’envers,
Il ne voit même pas que tout va de travers.
La vie est si courte, il faut en profiter,
Mais la tienne le fut tellement que tu n’as pas pu la partager.
Sans toi le ciel ne trouve plus ses astres,
Sans toi dans ce monde, je ne trouve plus ma place.
Chaque jour encore j’attends ta venue,
Chaque jour loin de toi m’indique que je suis perdue.
Je me demande pourquoi je semble étrangère,
Mes pensées dépassent peut-être celles de la terre.
Toute ma vie n’est plus pareille,
Qu’appelle-t-on « vivre », sans toi, merveille ?
Parfois je rêve d’un arc en ciel,
Je cherche un monde avec toi où la réalité est plus belle.
Vivre sans toi n’en vaut pas la peine,
Et pourtant mon sang coule toujours dans mes veines.
Sans toi je n’ai plus le gout à rien,
Je n’ai sur ma bouche que celui du chagrin.
Faire face à ton absence c’est tuer un peu de bonheur,
Mais en repensant à toi, je fais renaitre cette chaleur.